| | | Forum du Berger Australien LOF Aussie Passion |
|
| | | | | | | | coccinela | | Max et Flocke, ou le calme et la tempête. |  | | 1796 messages postés |
| Posté le 03-04-2008 à 15:57:01
| D'abord, on écrit pour soi. Puis, on se demande si ce qu'on écrit est correcte ou si l'on est à côté de la plaque. Si le style n'est pas trop désuet, trop enfantin. Et, on se dit, finalement pourquoi pas se faire lire ? Les critiques, bonnes ou mauvaises permmettent toujours de s'améliorer. Je ne savais pas trop où les poster, donc je m'échoue dans le coin littérature, bien que cela ne soit pas du grand art, et vous laisse découvrir quelques textes, histoire d'avoir ne serait-ce qu'un avis... Une nuit à l'hôtel... Cétait un soir. Lorage éclatait au loin dans la vallée. Jétais seule, assise sur mon lit dans ce grand hôtel. Je lisais tranquillement lorsquun coup de feu retentit. Je sursautais et mapprochais de la porte. Le courant se coupa, un deuxième coup de feu retentit et un éclair tinta le ciel de blanc. Je tremblais. Ma porte commença à souvrir. Javais de plus en plus peur. Tout à coup, alors que le tonnerre grondait encore au loin, le dernier éclair que je pus entrevoir fut celui du coup de feu qui me transperça la poitrine. Je métalais sur le tapis beige perdant mon sang goutte à goutte. Je men allais loin de la terre et le rire tonitruant de mon tueur retentit en écho dans ma tête. *** Je me réveillais en sursaut. Jentendis le tonnerre gronder. Je venais de faire un cauchemar. Dans la chambre à côté, jentendais un homme rire
Ma chambre plongée dans le noir fut éclairée par la lumière fuyante de lorage. Je restais pétrifiée sur mon lit. Je sentis des gouttes de sueur qui coulaient le long de ma nuque puis dans mon dos. Il fallut que je me rassure, je décidais donc dallumer la lumière, des frissons me parcouraient à présent le corps. Jappuyais énergiquement sur linterrupteur ce qui fit émettre à la lampe de chevet une faible lueur. La lumière éclairait à peine le lit et la grande baie vitrée qui donnait une magnifique vue de Los Angeles. Toute la ville, par cette belle nuit était furtivement éclairée toutes les quinze minutes par le fulgurant orage qui sévissait. Les tours de bureaux se dressaient fièrement vers le ciel, les tours de verres oscillaient imperceptiblement avec le vent qui se déchainait. Les rues étaient désertes, et seuls quelques sans domicile fixe arpentaient encore les trottoirs, où jonchaient les porches. De lautre côté de la chambre, là où se trouvait la porte daccès à la salle de bain et une grande armoire usée, cétait la pénombre. Des ombres inquiétantes se mouvaient sur le mur, jouets des faisceaux extérieurs. Jobservais cette pièce comme si ce fut la première fois que je my trouvais. Il y avait ce grand lit à baldaquin dans lequel je me trouvais, composé de merveilleux rideaux aux couleurs dor et carmin. Les deux petites tables de chevet en chênes massifs et composées dun faux tiroir laissaient reposer une photo denfants pour lune et une carte postale de Flandres pour lautre. Puis il y avait ce grand tapis beige qui recouvrait la majeure partie de lespace qui séparait le lit de la baie vitrée. On trouvait également un petit coffre, sans doute ancien au jugé de son apparence. Il était couvert de gravure mais depuis mon arrivée je navais pas pris le temps douvrir cette mystérieuse relique. Soudain le rire grave de lhomme me hanta de nouveau. Il paraissait tellement proche que je ne parvenais pas à savoir sil était bien réel ou bien simple fruit de mon imagination. Jessayais de ne plus y prêter attention et détournait mon regard du petit coffre énigmatique. Je considérais à présent la porte qui me menait aux couloirs. A la vue de celle-ci un sentiment de frayeur me parcourut. Et si un homme malveillant se trouvait derrière et attendais le moment propice pour surgir et massassiner
Non, vraiment il fallait que je me reprenne et la résolution déviter de lire des romans policier à lavenir me parut évidente. Je revenais à la réalité et décidais de prendre une douche. Ma peau collante due aux récentes frayeurs métait devenue désagréable. Je quittais donc les couettes et oreillers non sans regrets pour me diriger vers la salle de bain. Le parquet était froid. Je frissonnais tout en me rapprochant de la porte. Je tâtonnais le mur à la recherche de linterrupteur. Une substance visqueuse se répandit sur ma main, je bondis en arrière. Mais quest-ce-que cétait ? Je trouvais enfin le commutateur et la lumière se répandit dans la petite pièce. Jen fus dabord éblouie car la lumière blanche contrastait terriblement avec le noir dans lequel je me trouvais jusquà présent. Mes yeux sacclimatèrent petit à petit et jamenais à hauteur de mes yeux ma main, pour observer quelle étrange substance mavait recouvert. Jétouffais un hurlement : ma main était recouverte de sang. Je mavançais vers le lavabo, pensant que tout cela nétait quune simple blague des jeunes occupant la chambre juste en face de la mienne. Javais fait un lien stupide avec mon rêve et métais inquiétée pour rien. Je riais de moi, métant faite peur toute seule. Jallais prendre une bonne douche et me recoucher. Japprochais de la baignoire, attrapais une serviette au passage, et ouvris le rideau en plastique qui protégeait le sol des gouttes deau. Lodeur me sauta à la gorge et jeu une envie irrépressible de vomir. Cette fois-ci, jhurlais dhorreur. Ce nétait plus une simple plaisanterie, une main pendait de la baignoire, remplie de sang. Je remontais mon regard le long du bras, lépaule, le cou et je contemplais avec effroi ce qui se trouvait devant moi. Jétais pétrifiée et ne pouvais plus bouger. Une jeune femme baignant dans un liquide douteux, mélange deau et de sang. Elle était totalement défigurée et jen concluais quelle avait été sauvagement assassinée. Malheureusement pour moi, je ne rêvais plus, cétait bel et bien un cauchemar éveillé. Lorsque mes jambes arrêtèrent de flageoler, je me ruais sur le téléphone de ma chambre. Il ny avait plus de tonalité. Je saisissais le câble de connection et rencontrais un fil sectionné. Prenant le peu de courage qui me restait, je tentais un pied au dehors de ma suite, et filais droit vers lascenseur, direction la réception. La cabine grinçait et ne faisait quaccroitre mon sentiment de malaise. Quand jarrivais enfin en bas, je me trouvais nez à nez avec le veilleur : sans reprendre mon souffle je lui expliquais tout. A son regard jeu tôt fait de comprendre quil ne croyait mots. Mais pour tenter de me calmer et massura quil dappelait la sécurité. Nous monterions tous constater ensemble avant de prendre la décision de faire intervenir la police. Je ne voulais pas remonter. Javais trop peur. Ils partirent donc sans moi, et je me pelotonnais dans un grand fauteuil rouge de laccueil. Je ne sais pas combien de temps passa. Ils vinrent me trouver et me demandèrent si jallais bien. Jexplosais de rage. Comment pouvais-je aller bien alors que le cadavre dune femme gisait dans ma baignoire ? Ils secouèrent la tête dans un signe de négation : ils navaient strictement rien trouvé dans ma salle de bain et le téléphone était à sa place habituelle, correctement branché
|
| | coccinela | | Max et Flocke, ou le calme et la tempête. |  | | 1796 messages postés |
| Posté le 03-04-2008 à 15:57:32
| Essai Elle était assise dans un petit bistro enfumé au coin dune rue marchande. Son café noir fumait devant elle et le tourbillon provoqué par sa cuillère mourrait lentement. Sa main resta suspendue en lair, comme si quelquun lavait tout à coup figée. Son regard était posé au-delà de la devanture du bistrot, sur les épaules dun homme quil lui semblait connaitre. Elle tenta de le détailler plus distinctement à travers la poussière accumulée sur la vitre. Il avait ses vieilles bottes de cowboy pointues qui claquaient sur les pavés de la Grand Rue et qui lavaient si souvent fait rire ; son pantalon navait rien de particulier, un jean user à la corde par les journées passées à travailler durement dans les champs et les prés. Son long manteau vert qui descendait à la mi-cuisse était fendu sur le derrière. Elle devina le tissu à carreaux écossais qui formait lintérieur de la veste, pour lavoir déjà porté en quête de chaleur, un jour de décembre. Elle laissa son regard remonter lentement le long de son dos, savourant avec plaisir des images furtives qui lui parvenaient par flash. Un torse nu, une force, un éclat de rire
Elle sourit lorsque son regard arriva à la hauteur de sa nuque. Celle-ci était protégée par le col de son pull quil avait relevé. Un large chapeau de guardian le protégeait des gouttes fines qui se laissaient choir sur terre en ce début daprès-midi. Elle ferma les yeux. Elle se remémora les traits de son visage, sentit presque sous ses doigts la barbe naissante quil cultivait. Ses yeux pétillants de malice lui souriaient derrière des petites lunettes rondes cerclées de fer. Son nez aquilin et ses petites fossettes qui se formaient lorsquil plaisantait la firent frémir. Dieu comme cela était étrange de le retrouver après tant dannées, inchangé, tandis quelle état devenu méconnaissable. Elle regarda les formes qui se dessinaient dans le reflet noir du café, puis fut prise dune inexplicable envie de lui parler, dévoquer avec lui ces années passées, de dépoussiérer en quelques sortes les souvenirs de leur passé et des discutions des longues ballades en forêt. Quand elle saisit son téléphone ses mains tremblèrent légèrement. Il navait pas bougé, le feu rouge pour les piétons ne daignant pas passé au vert, comme sil attendait que le téléphone sonne. Elle composa son numéro et suivit impatiemment du regard le geste de sa main fouillant frénétiquement ses poches. Elle ne put réprimer un éclat de rire ; il était toujours le même, ne sachant jamais où était ce maudit téléphone. Il faisait un peu froid aujourdhui. Il releva le col de son pull et ajusta son chapeau pour mieux tenter de se protéger contre le crachin qui tombait. Il fit un arrêt devant un petit bistro, hésitant à entrer boire un café. Il regarda sa montre et se décida à dabord se diriger vers une autre boutique. Lheure ne le pressait pas particulièrement, pour une fois quil saccordait quelques jours de congés. Il patientait au passage piéton que le flot de voitures fut passé lorsque son téléphone se mit à sonner. Il fouilla ses poches, pestant contre son mobile, la technologie nétant pas son fort. Lorsquil eu enfin extrait lappareil de la poche intérieur de sa veste, il le porta à son oreille. -« Alors toujours à la recherche de ton téléphone ? - Carrie ! Cest bien toi ! Mais oui toujours en train de courir pour trouver ce maudit téléphone
Alors, de quel pays mappelles-tu aujourdhui ?! - Je suis de retour aux racines. Dis-moi je peux tinviter à boire un café ? Tu laimes toujours bien noir ? - Jaccepte avec joie de te revoir mais cest moi qui tinvite ! Où et quand ? - Tout de suite dans le café juste derrière toi
» Il abaissa sa main et coupa son téléphone tout en se retournant. Il fit alors face à se petit bistro quil connaissait bien pour sy être déjà réfugié. Il narriva cependant pas à croire que Carrie était de retour. Tout ce temps passé sans elle, avec quelques rares coups de fil pour donner signe de vie. Il savança vers la porte et y vit son reflet. Certes il aurait pu faire plus attention à sa tenue quand il sortait en ville mais à vrai dire, il se moquait bien de ce que pouvait penser les gens et elle, elle le connaissait, et nen serait nullement surprise. Lorsquil pénétra dans le bar, un tourbillon de chaleur lui réchauffa de suite lextrémité de ses membres légèrement engourdis. Il lança un regard circulaire et découvrit à sa gauche la jeune fille qui lattendait. Elle avait détourné son visage de la vitre, guettant son entrée. Leurs yeux se rencontrèrent et le monde leur sembla se figer un instant. Tout deux se jaugèrent et ils virent dans les yeux de lautre que le temps navait rien neffacé des moments passés ensemble. Il passa commande dun café serré au serveur puis se dirigea enfin vers la petite table où était installée Carrie. Tandis quil sapprochait, Carrie ressentit une sensation étrange au creux du ventre. Après tant dannées, elle retrouvait les mêmes traits chez celui quelle avait du quitter, il navait pas changé. Elle esquissa un sourire. La vision des étoiles dans ses yeux lui amena un nouveau flash. Un repas, de longs instants de silence, lobservation du ciel, la douceur de ses gestes. Il lui rendit son sourire, lui déposa un baiser sur le front et sassit en face delle après avoir ôté sa veste toute humide. Ils ne savaient pas par où commencer. Tant de choses sétaient passées depuis leur dernière rencontre. Elle tenta un sujet banal sur le temps et il ne lui répondit pas. Il lobserva et laissa entendre un rire sonore. Elle se mit à rire aussi. Eux qui sétaient tant moqué des gens qui parlaient météo. Eux qui réussissaient à combler des heures de téléphones sans sêtre appelés depuis dix mois. Ils réussirent à reprendre un semblant de sérieux et les langues se délièrent. Carrie raconta ses voyages, ses escales, ses découvertes. Elle lui narra le ciel dEgypte et le sable blanc des îles, puis retraça avec lui son voyage humanitaire en Inde, lui fournissant mille détails. Il lécouta patiemment, savourant son incroyable beauté, buvant ses paroles et appréciant ses douces retrouvailles. Elle navait pas changé et dans le fond était resté la même. Elle avait beaucoup maigri, ses traits étaient un peu tirés, mais cela était du aux heures de vol qui la ramenaient tout juste de Bombay. Elle portait toujours ses blouses en lin et ses pantalons thaïlandais. Cela lui allait si bien. Lorsquelle eut fini de lui expliquer ce qui lavait poussée à revenir par ici, il la fixa dans les yeux. Il lui prit doucement la main et avoua quil était ravi quelle ai décidé de rentrer au pays. Dautres soccuperaient daider les gens, elle pourrait enfin prendre un peu soin delle. Il tenta à son tour de lui décrire ce quavaient été les dernières années de sa vie. Il lui expliqua les changements survenus au sein de léquipe de travail, lui décrit les paysages de leur région quils avaient découvert ensemble, narrant les dernières nouvelles et lui rapportant les nouveaux chemins quil avait découvert dans leur coin privilégié de la forêt. Enfin il lui dépeignit la maison dont il avait fait lacquisition. Il lui fit la description dun tas de planches tombant en ruine. Elle fut étonnée quil ai déménagé et lui demanda plus dexplications. Elle neut pour toute réponse quun sourire étrange et plein de mystère. Il finit son café tandis quelle regardait au-dehors. Le crachin avait cessé, et le soleil refaisait une timide apparition. Sans rien dire il prit son manteau et se leva. -« Est-ce-que je peux te faire découvrir un vieux rêve ? » Elle acquiesça ne sachant pas trop à quoi sen tenir. Elle recula sa chaise dans un raclement sonore et se leva pour la suivre. En sortant, ils saluèrent le barman qui leur souhaita une bonne fin daprès-midi accompagné dun clin dil qui se voulait complice. Carrie hocha les épaules et marcha sur les traces de son ami déjà dehors. Ils marchèrent silencieusement jusquau parking en bas de la Grand Rue, leur main ne cessant de se chercher et de se frôler. Tandis quil conduisait, elle laissa son regard planer au-delà de la route. Ce chemin lui disait vaguement quelque chose, il lui semblait lavoir déjà emprunté plusieurs fois mais elle narrivait pas à y replacer un souvenir précis. Elle tourna la tête dans la direction opposée, le fixant intensément. Elle se demandait ce qui allait se passer. Serraient-ils de nouveau séparer. Par quelquun ? Etait-ce leur destin que de se croiser simplement les jours de pluie et de se retrouver des années plus tard ? Alors quelle était plongée dans ses réflexions, elle ne remarqua quà cet instant que la radio était allumée. Elle sourit. Il lobservait et aperçu cette parenthèse qui souvrait sur son visage. Il lui en demanda la raison et elle ramena à la surface une discussion vieille de plusieurs années, où alors quils en étaient à lune de leur première sortie, il avait décrété la radio inutile dans les voitures car il trouvait que cela empêchait les gens de discuter. Cétait un « anti-discussion ». Alors comme cela, elle se souvenait des mots exacts quil avait employés, de la passion avec laquelle il défendait les sujets auxquels il adhérait. Il coupa la radio et tout deux pouffèrent. Il prit un chemin de terre mal éclairé alors que la nuit commençait déjà à tomber. Ils furent cahotés pendant cinq minutes entre crevasses et talus avant quil nimmobilise le véhicule devant une vieille longère. Ils restèrent assis ainsi pendant quelques instants, silencieux. Elle sortit la première et se dirigea vers la maison. Il attendit quelle savance encore un peu puis se décida à la rejoindre. Ensemble ils firent le tour du premier bâtiment et il lui fit découvrir limmense corps de ferme qui se dissimulait derrière de hautes broussailles. Elle restait sans voix. Certes, il fallait entièrement rénover, exécuter de grands travaux mais lendroit était sublime. Sils avaient bien eu un rêve en commun et qui avait alimenté des heures de discussions cétait ce qui se trouvait devant elle. Il se tourna vers elle et leurs mains se joignirent. Il prit une inspiration, planta ses yeux dans ceux de Carrie et linterrogea du regard avant de se lancer. -« Je crois que notre rêve pourrait se réaliser. Il pourrait peut-être enfin nous réunir. Aucuns travaux nont encore été exécutés, seules deux pièces essentielles pour vivre. Je ne sais pas ce qui ma empêché jusquà maintenant de continuer. Peut-être simplement labsence dun être cher qui pourrait partager cela avec moi
-On la imaginé tant de fois
» Elle tenta de dissimuler les larmes qui lui montaient aux yeux mais malgré le temps qui avait défilé, il la connaissait et remarqua de suite ses yeux qui sembuaient. Elle se laissa aller dans ses bras et sanglota. Tout était lié : la fatigue, la joie, les souvenirs, labsence prolongée dun être si cher à son cur. Il lui murmura quelques paroles à loreille quelle ne comprit pas immédiatement. Ne pars plus, ne fuis plus à lautre bout du monde. Il la dirigea vers lune des deux seules pièces déjà aménagées du futur gîte. Linstallation était certes encore un peu spartiate, mais cela leur était bien égal. Elle sinstalla sur laccoudoir du petit canapé et observa les gestes de son compagnon. Il saffairait à mettre de leau à chauffer sur le réchaud de fortune et nettoya deux tasses. La bouilloire se mit à siffler et il la retira prestement. Leau bouillante fut versée sur les sachets de thé et il en apporta une tasse à Carrie. Le liquide lui brûla lsophage. Elle se laissa aller et repensa aux mots quil lui avait susurrés dans la pénombre. Reste. Cela lavait bouleversée. Ce mot quil avait supplié mais qui avait été en même temps si impérieux. Elle fut sortie de sa rêverie par la pluie qui recommençait à tomber. Elle martelait le toit ainsi que les vitres. Carrie leva les yeux de son mug. Il la considérait dun il attentif adossé contre le dossier dune chaise. Elle se leva et déposa sa tasse pour aller se blottir dans ses bras. Un éclair zébra le ciel et le coup de tonnerre retentit presque aussitôt. -« Lhistoire de quelques minutes et nous ne pourrons plus partir dici, la pluie va rendre le chemin impraticable. Elle haussa les épaules -Nous sommes donc coincés. Au moins tu es sûr que je ne puisse pas prendre le large ! Il la regarda dun il amusé et déposa un baiser sur ses lèvres. Elle nopposa aucune résistance et se laissa aller à ses embrassades et ses caresses. Les habits tombèrent au sol un à un et Carrie se laissa emporter jusquau lit dappoint. La nuit était déjà bien avancée et la tempête cétait peu à peu calmée. Ils étaient assis sur deux vieilles chaises de jardin en fer forgé, rongé par le temps et où la nature avait repris ses droits. Du lierre grimpant enfermait les pieds et commençait à prendre possession des dossiers. Tout deux, ils fixaient les étoiles. Le fort vent avait dégagé le ciel des ses encombrants nuages. La lune brillait de mille éclats et éclairait leur visage serein. Brisant le silence, Carrie tenta de formuler une question. Elle bredouilla. Il savait depuis le début quils devraient aborder le sujet ensemble, mais il ne pensait pas que ce moment arriverait si vite. Finalement ils remirent la discussion encombrante à plus tard ; pourquoi gâcher un pareil instant avec des histoires de cur vieilles de sept ans. Il lui fit juste comprendre quelle navait pas besoin de craindre de coup de téléphone embarrassant. Ils discutèrent un peu des travaux, ce par quoi il serait bien de débuter. Une sonnerie de téléphone les interrompus. Carrie sen voulut de ne pas lavoir coupé et arrêta rageusement la sonnerie stridente. Elle appuya sur la touche arrêt et tenta un regard désolé du côté de son compagnon. Elle fit face à un sourire. -« Tes amis ne dorment jamais ? Tu nas même pas regardé qui était la personne qui jugeait que tappeler à trois heures du matin était tout à fait normal. Elle savait pertinemment quil la testait. Il ne voulait pas souffrir et elle le comprenait tout à fait. -« Nous non plus nous ne dormons pas très cher. Et à vrai dire, cela mest totalement égal de savoir qui a tenté dappeler. Cest avec toi que jai envie de discuter. Elle lui fit un clin dil. Il hocha la tête, comprenant peut-être quil ne serait jamais totalement certain de pouvoir la retenir. Jamais elle navait tenue en place. De plus elle était plus jeune que lui. Il navait pas la prétention de pouvoir la comblée totalement. Pourtant il lespérait secrètement et lorsquils découvrirent émerveillés une étoile filante il fit le vu quelle soit toujours heureuse. Quimporte où son bonheur soit. Elle frissonna à côté de lui. Ils rentrèrent donc et se recouchèrent sous les couvertures encore tièdes de leurs premiers ébats. Elle déposa sa tête sur son épaule et apprécia cette sensation de paisibilité et de calme qui émanait de lui. Il tâtonna à côté de lui et attrapa une petite télécommande. -« Aimes-tu toujours Mozart ? -Oui les accords de piano mapaisent. » Il appuya sur un bouton et ils purent entendre les premières notes dun piano. Il ne pouvait le deviner car la pièce était plongée dans la pénombre, mais le visage de Carrie sétait illuminé. Le cur de lhomme quelle aimait battait sous ses doigts et il se souvenait de la musique quelle aimait à écouter dans le noir. Elle entendit son souffle devenir plus régulier et le sentit sendormir, le bras passé autour de ses épaules. Elle était heureuse et pour une fois, appréhenda la nuit de sommeil sans se demander de quoi pourrait bien être fait le lendemain. Un rayon de soleil chauffait son épaule. Cétait une sensation des plus agréables. Son visage était enfoui dans loreiller, son bras droit glissé en dessous commençait à pointer les signes dun engourdissement. Elle tendit le bras gauche à côté delle, souriant à lidée de ce quelle y découvrirait. Mais son visage se referma et elle entrouvrit les yeux. La place à ses côtés était vide. Elle tenta de se relever sur son coude mais son bras refusa et elle retomba sur le dos. Cest alors quelle remarqua lodeur de café et de pain qui se dégageait de lautre pièce. Elle se frotta énergiquement le visage et se le va de son séant. Elle repéra une chemise et lenfila. Elle prit la direction de la fenêtre, louvrit, puis posa ses deux mains sur le rebord et inspira une grande bouffée dair frais. Le paysage était magnifique ; la vallée offrait un spectacle grandiose. Le soleil qui se levait dardait ses rayons sur les gouttelettes déposées par la rosée, et se reflétait en centaines de minuscules arc-en-ciel. Les oiseaux piaffaient déjà et virevoltaient autour des arbustes. Lodeur de la terre humide emplie la chambre ; cela raviva de nombreux souvenirs et elle se décida à rejoindre son compagnon. -« Eux dans leur innocence ils ont lindécence des gens trop heureux » La douce mélodie séchappait du poste radio. Il fredonnait tout en préparant un plateau. Il disposait pain, beurre et confiture. Il rajouta le broc de café et celui de jus dorange. Il navait pas encore remarqué sa présence dans lembrasure de la porte tant il était absorbé par sa tâche. Il était guilleret et remerciait le destin, le hasard et même encore le ciel davoir permis la rencontre de la veille. Une rencontre inattendue, quasi inespérée. Elle toussota et laissa dévoiler son plus beau sourire. Il sapprocha et la serra dans ses bras. Ses cheveux sentait bon la cannelle et il enfoui son visage dans son cou. Elle rit aux éclats, se dandinant pour tenter déchapper à son étreinte. Cest alors seulement quil remarqua quelle portait pour tout habit une de ses chemises. Elle lui descendait à peine à la mi-cuisse et elle avait dû retourner les manches pour pouvoir laisser sortir ses mains. Les boutons du haut nétaient pas fermés et laissaient entrevoir la peau blanche de son décolleté. Un pendentif en forme de goutte très artistique, surmonté dune petite pierre brillait à la naissance de sa poitrine. Il la trouva ravissante avec ses cheveux désordonnés et ses grands yeux verts quelque peu cernés par le manque de sommeil. Il la prit par la main et lentraina sur la petite terrasse puis rapporta le plateau. Ils navaient encore échangés mots, appréciant la présence de lautre dans le silence de la nature qui se réveille. Des oiseaux vinrent quémander des restes de miettes et roucoulèrent pour ce faire les plus belles de leurs mélodies. Ils obtinrent leur déjeuner et se chamaillèrent les derniers gros morceaux. Carrie débarrassa la petite table pendant quil finissait son café. Elle remplit une bassine deau et tâcha de faire un brin de vaisselle. Lorsquelle eut fini, elle reprit le chemin de la terrasse et encercla les épaules de son compagnon. Elle déposa un baiser dans sa nuque et attendit une réaction de sa part, et alors quil voulait lui en réclamer dautres, ils furent surpris par larrivée dune voiture sur le chemin de terre. -« Sais-tu qui peux bien venir par ici à une telle heure ? » Il nen savait fichtrement rien et avait la ferme intention de couper court avec ce visiteur inopiné. Il se leva et se dirigea vers le portillon branlant couvert de rouille. Ce nétait sans doute pas le moment de sen préoccuper mais il nota mentalement quil faudrait le décaper. La voiture intruse fut stoppée par celle de Carrie et de son compagnon, arrêtée à la hâte la veille. Le conducteur tenta douvrir sa portière entièrement mais une main en saisit le montant et la stoppa nette. -« Que voulez-vous ? -Bonjour, je suis là pour vous faire une offre. Je suis de lagence
-Cette maison nest pas à vendre même si elle paraît délabrée. Veuillez immédiatement quitter ma propriété. Si vous veniez à insister je risquerais de devenir des plus désagréables
» Le ton était donné, il ne laissait place à aucune réponse. Tandis que le représentant sétait à nouveau assis quelque peu dépité, la porte de lautomobile avait été refermée et le compagnon de Carrie reprenait la direction de la maison, un sourire dessiné sur les lèvres. « Malotru ! » Le conducteur déversa encore quelques injures au sujet de létat lamentable du chemin qui avait passablement crotté sa chaussure gauche, entreprit de faire marche arrière et repartit en quête dautre vieilles bicoques quil pourrait racheter. Raser et bâtir des complexes, tel était la devise de la maison. Carrie lattendait souriante. Elle se moqua de son ton sec. Une chose était sûre, ils ne devraient plus être importunés par ces messieurs
Ils décidèrent de retourner en ville, chercher les sacs de Carrie à la consigne de la gare. Ils sarrêtèrent rapidement faire quelques courses pour tenir le week-end qui approchait et passèrent à lappartement récupérer les derniers cartons quil avait préparés pour améliorer la vie au gite. Leurs mains se frôlèrent. Leurs doigts sentrelacèrent. Des sourires séchangèrent. Ils ne savaient pas ce qui allait advenir mais ils sen moquaient. Simplement ils savourèrent linstant présent. Le long apprentissage de la vie à deux et des concessions pouvaient commencer
|
| | Posté le 03-04-2008 à 22:12:38
| J'ai commencer à lire le début, juste une petite remarque trop de répétition du sujet "je"au début . Par exemple : "Lorage éclatait au loin dans la vallée. Jétais seule, assise sur mon lit dans ce grand hôtel. Je lisais tranquillement lorsquun coup de feu retentit" je le modifierais par : "Lorage éclatait au loin dans la vallée. Jétais seule, assise sur mon lit dans ce grand hôtel en lisant tranquillement, lorsquun coup de feu retentit" La suite est bien mieux construite , on rentre bien dans l'histoire. |
| | Tanou30 | | Mr TINOU |  | | 1433 messages postés |
| Posté le 04-04-2008 à 08:32:54
| Même remarque que Clo Le style est interessant, on attend la suite........ Avis à tous les fans de Polar!!!!!! |
| | Ethomy25 | | du concentré d'amour sur 4 pattes | | 3559 messages postés |
| Posté le 05-04-2008 à 21:58:10
| et les droits d'auteurs vous vous les partagez
-------------------- PLUS JE CONNAIS LES HOMMES, PLUS J'AIME MON CHIEN |
| |
| | | | | | | | | |
|